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L'histoire de Der Todesking tourne autour d'une étrange chaîne de lettre qui glorifie la mort et incite les gens à commettre le suicide sous l'emprise spirituel du Death King "He makes people not want to live anymore". L'histoire nous est présentée en 7 segments représentants un jour de la semaine et mettant en vedette des acteurs différents et une histoire différente qui tourne autour du thème du suicide où une personne mettra fin à ses jours.

 

 

Après avoir été charmé (oui oui charmé) par Nekromantik 1 et 2, je ne voulais plus qu'une chose, avoir une belle fille avec moi pour m'amuser un peu... Oups! non OK ça je voudrais tout le temps, mais en deuxième position, ce que je voulais le plus c'était avoir plus d'argent... Bon OK fuck that, à moment donné dans mes priorités, je voulais voir ce que Jorg Buttgereit avait fait d'autre comme films et Der Todesking et Schramm semblaient cardrer très bien avec le sujet macabre des Nekromantik. Der Todesking est le deuxième long métrage de Buttgereit et produit par Manfred O. Jelinski, tourné 3 ans après son film culte Nekromantik. J'avoue que mes attentes étaient hautes, mais j'essayais quand même de les garder le plus bas possible question de pas être déçu.

 

Après mon écoute, je n'ai pas été déçu mais non plus totalement comblé. Je crois que le petit défaut de ce film c'est de ne pas avoir d'histoire proprement dite. C'est bien d'avoir différentes petites histoires mais celles de Der Todesking ne sont pas toutes captivantes. Il arrive souvent qu'on se demande quel était le but de tout ça, et passer constamment d'une histoire à l'autre peut devenir lassant des fois surtout qu'une ou deux avancent lentement, un peu trop à mon goût. Les histoires ne sont pas vraiment reliées entres-elles (à l'exception de quelques-unes) ce qui aurait pu être bien.

Par contre, l'idée de base du film est assez sombre et donne froid dans le dos. Même si c'est possible de carrément la rater à notre première écoute, l'histoire de ce film est plus que ce qu'elle peut sembler après un visionnement. L'idée du Death King qui donne envie aux gens de ne plus vivre est sinistre. C'est un film avec plusieurs petites subtilités ici et là qu'on ne remarquera qu'après quelques écoutes.

Malgré mon défaut mentionné plus haut ainsi que quelques longueurs très supportables, j'ai bien apprécié ce film. Comme pour la plupart du travail que Buttgeireit a fait, il n'y a pas beaucoup de dialogue et la plupart du temps on doit se faire notre idée sur ce qui s'est passé. Même si souvent ça ne semble pas avoir de sens, il y en a un qui est très fort, et c'est celui de ne pas en avoir ou de ne pas nous le dévoiler carrément. Certaines histoires finissent sans moral, la personne s'est enlevée la vie sans qu'on ne sache trop pourquoi, et c'est fini tout simplement... On a l'impression d'avoir suivi sa petite histoire pour arriver à rien. Quoi de mieux pour représenter le suicide? Ça peut sembler déprimant mais j'adore qu'un film vienne me chercher en dedans.

 

Même si des fois ça peut sembler un peu ennuyant car il n'y a pas beaucoup d'action, il faut savoir que c'est un film qui tente de demeurer près de la réalité et dans la petite vie de tous les jours de chaque personne qui se suicide, il n'y a pas toujours beaucoup d'action. Quand on parle de réalisme, la scène où une personne se rend à un show rock pour abattre du monde dans la foule vaut à elle seule le prix du film. C'est selon moi la meilleure scène que Buttgeireit ait tourné. Une chose est sure, ceux qui sont familiers avec ses films vont reconnaître ici sa touche avec tout le côté artistique qu'on lui connaît, appuyée par une trame sonore excellente et étrange, on voit clairement qu'on n'est dans un de ses films.

 

P.S Une scène intéressante c'est quand un gars va choisir un film au club vidéo dans la section horreur. On peut y voir plein de covers de films comme Texas Chainsaw Massacre, Maniac, Nekromantik, Day Of The Dead, The Howling, et bien sur, un des préférés de Buttgereit, Godzilla.

 

 

 

Il n'y a pratiquement pas de gore dans ce film et peu de sang. On a une scène où un gars se fait couper le pénis, qui est visiblement faux encore une fois:) Aussi un scène où une fille se fait tirer une balle dans la tête et une tuerie à un spectacle rock. Si vous aimez le gore avant tout vous n'aurez pas beaucoup à vous mettre sous la dent. C'est un film de vraie horreur qui n'a pas besoin de gore pour nous faire réagir.

 

 

 

Un faux pénis et de légères scènes avec peu de vêtements, et le cul d'un gars mais rien d'explicite. Et non pas d'image pour le cul du gars :)

 

 

C'est difficile à juger je trouve, personne est incroyable et personne est mauvais.

 

 

Plusieurs courtes histoires, pas toujours des plus intéressantes, mais la façon dont le tout est présenté rend les choses intéressantes.

 

 

Der Todesking n'est peut-être pas aussi reconnu que Nekromantik, mais si vous aviez aimé ce dernier et que ça vous intéresse de voir ce que Buttgereit a fait d'autre dans le même genre, n'hésitez pas à vous procurer ce film. Il aborde un sujet délicat avec tout le style artistique qu'on connaît à Buttgereit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rating
   

Director

Jörg Buttgereit

Year

1990

Cast

Susanne Betz

Gerd Breitung

Ingo Buesing

Jörg Buttgereit

Andreas Doehler

Heinrich Ebber

Les +/-

+ Aborde un sujet tabou

+ Belle présentation à la Buttgereit

- Quelques longueurs

Videos

Theatrical Trailer (---- kb)

Runtime

80 minutes